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lundi 21 octobre 2013

Naufrage en photos

Mais où est l'ancre?
 Mais qu'est ce qu'on fout là?
 Ho hisse!
 Mais qui s'est endormi dans la baignoire et a laissé les robinets ouverts ?


 We are fine, Nutella is safe!
 Aller on fait semblant de sourire pour la photo
 Ma cabine !!
 Le watermaker n'a presque pas prit l'eau
 Les Shadocks
 SdB
 Douche...convertible en bain aussi, apparement











 Niveau max...il était temps !
 Des ces moments là, tu comprend tout ce qu'il te dit le monsieur, plus de problèmes d'accent!
 Lendemain matin presque sec


 Jeyser

 Opération rinçage, nettoyage et rincage
 D'absolument TOUT le coté tribord





 Bain de boue, gratis !
 Pas mal non, 4 jours après
 Après quelques bières....litres pardon, capitaine is happy
 Et les équipiers aussi!


samedi 19 octobre 2013

Naufrage - 1ère partie

Avant-propos
Tout le monde est vivant et en bonne santé !
Quoique un peu dépité.
Le chien je peux pas dire, pas l'air plus stressé que d'habitude.
Et le principal, le bateau est sauvé.
Depuis maintenant (vendredi 18 à 13h), à priori on ne prend plus l'eau.
Enfin en théorie.
Là on est sur notre banc de boue/sable, à attendre que la marée monte, afin de rejoindre un quai, à quelques centaines de mètres. Le tout sans moteurs, donc avec deux annexes. 3, en fait
Tout s'est bien passé hier, pas de raison que ça change aujourd'hui...si le vent ne forcit pas plus, évidemment.

Mercredi 16 octobre.

Partit en début de matinée de notre emplacement au milieu du trou à cyclone qu'est Vuda Point.
Plutôt de bonne humeur, passé une bonne soirée la veille avec d'autres navigateurs/trices.
Il fait juste un peu chaud, complètement protégé du vent. Et les moustiques voraces.
On décide donc de s'extirper de là, visant d'abord de se mettre juste devant le récif, à l'extérieur.
1 fois.
2 fois.
3 fois, merde, pas moyen d'accrocher correctement l'ancre, et le vent nous pousse vers le récif.

Pas de soucis, on ira donc à Port Denarau.
Meilleur emplacement de toute façon pour nous, puisque nous voulons faire quelques courses de produits frais pour les quelques jours qui nous séparent de notre départ pour les Vanuatu.

2 heures plus tard, aux alentours de 12h30, on y arrive.
On se met à l'ancre juste à la limite du chenal, dans la mangrove, dans environ 2m de profondeur.
Colin restera à bord pendant que l'on fera nos courses au marché de Nadi (+ des shorts). Tout juste
15h, tout est lavé, rangé.
On crève de chaud, contents de lever l'ancre pour aller un peu plus au large, histoire de respirer.
Mauvaise visibilité entre nuages et petites vagues, on arrive tout de même à contourner une petite île et sa ceinture de corail.
D'après la carte, on est dans une zone safe, 5m de profondeur, protégé par l'île du vent et des vagues par la barrière de corail, nikel !!

Bonne bouffe (gratin de patates, poulet épicé sur lit de tomates, oignon), ça manque juste d'un bon pinard. Enfin, on peut pas tout avoir !

La nuit arrive tôt, vers 18h30, le repas aussi.
Comme d'habitude, on se lance un épisode de série ( ?Browking Empire?).
Avec un verre de Ti-Punch, à siroter tranquillement, sous les Tropiques.

Jusqu'ici tout va bien.

Fin du 1er épisode.

Petite pause cigarette pour Colin, moi pour pisser un coup.

On en profite pour admirer les étoiles, le paysage...flouf....flouf...
« Strange, this sound »
« ha tiens ouais, comme de petites vagues »
« Hmmmm... »
« Ho, Ho... »
A coté de nous, devant, à gauche, des têtes de corail émergent de partout.
Putain c'est pas bon.
Branle bas de combat, tout le monde dehors, on allume les lumières, lance les moteurs.
1ère tentative de remonter l'ancre. Ha, ça a l'air bloqué.
Merde, pas moyen de se rapprocher, et quand on tire, avec le vent on se fait déporter sur une tête qui affleure la surface, à notre gauche.

Capitaine nous envois donc en annexe et plonger pour remonter directement l'ancre à la main.
Ça devrait se faire sans trop difficultés, il doit pas y avoir plus de 2,5-3m d'eau.
Sauf qu'il fait nuit, qu'on a qu'une lampe waterproof, qu'il fait nuit, les requins, tout ça...bref, plouf.
En fait pas si facile, l'ancre est juste le long d'un mur vertical de corail, à moitié en dessous.
Et le corail, ça coupe, ça écorches, ça pique...
Finalement, David (ha oui, on a un nouveau à bord, David donc, un autre Espagnol. Presque jeune, 37 ans;) ) tirera l'ancre de sous l'eau pendant que je la tracterai en diagonale avec l'annexe, via un bout que l'on vient d'y accrocher.
Au bout de plusieurs minutes d'effort, enfin, ça vient !!
Plus qu'à la remonter à la main dans l'annexe, sacrément lourde tout de même !

Bon, on est décroché. Mais pas question d'aller loin, de nuit et avec des cartes absolument pas sûres (la plupart des derniers relevés sont ceux effectués par Captain Cook (oui, oui, comme ta boîte de sardines dans ton frigo)). On recule donc juste de plusieurs dizaines (centaines?) de mètres, un petit tour en annexe avec la frontale, ça a l'air d'aller, pas l'air profond, mais ça devrait le faire.
Plus qu'à remettre l'ancre dans l'annexe et la porter  plus loin, histoire d'éviter trop de manœuvres hasardeuses avec le cata.
Quelques efforts plus tard, ça à l'air de tenir, sauvés !

Et puis c'est le drame.
Enfin un parmi d'autres.

Le récit qui va suivre risque d'être un peu confus, si c'est pas déjà le cas. Mais je préfère livrer un témoignage rapidement, quitte à le reprendre plus tard.

On touche, on racle, du corail de partout, il doit être environ 22h30, 23h, la marée va donc continuer à descendre un peu plus.
Bref c'est la merde.
Il nous semble que la porte de sortie se situe plutôt derrière nous, moteur doucement, aidés de l'annexe...pas moyen de vraiment bouger, de plus en plus de chocs, on entend l'hélice tribord racler le corail, jusqu'à ce que le moteur tribord s'arrête de lui même.
Et merde...un coup d'oeil au moteur, hou putain, voie d'eau !

En quelques minutes, le compartiment arrière et le moteur se retrouvent avec 20cm d'eau.
On est donc bloqués, sur du corail (pas le coté babord, heureusement), de nuit, aux Fijis.
Take it easy.
Le ciel est clair, à peine deux jours avant la pleine lune, presque plus de vent, mer calme et surtout, surtout, tout le monde est calme. On prend l'eau certes mais la situation n'est pas catastrophique non plus.
Enfin pour l'instant ;)
« Don't worry kids, we can't sink ! »
Ok Captain, mais vu que le niveau monte sérieusement et que l'eau commence à dévaler du moteur vers la cabine arrière, de la cabine dans la cuisine...jusqu'à la salle de bain ; on va quand même tranquillement empaqueter nos affaires sensibles. Electronique surtout, hop, tout dans le sac et hop sur le lit.
Tain ça monte vite quand même...ok, vite, on sort les maxi packs de canettes de coca, tout l'équipement électroménager qui se trouve en bas des placards...
Détail, ça fait maintenant bien 30 minutes qu'on lance le message officiel PAN PAN par radio sur le canal d'urgence...sans avoir une putain de réponse.
L'eau montant toujours, tous les planchers se mettent à flotter, les canettes aussi et tout se qui se trouve dans les fonds commence à gambader...le bateau se met à pencher, lui aussi. De plus en plus d'ailleurs, ça fait bizarre sur un si gros catamaran. C'est que je m'étais habitué à vivre à plat moi !!
Ok, on attaque le MADAY MAYDAY...quoi toujours rien ??
Ha si quand même, au bout de plusieurs minutes, on a enfin une réponse.
Mais vu qu'on leurs dit qu'on est pas en danger immédiat de mort, qu'on ne peut pas complètement couler (étant donné les caractéristiques particulières du matériel composant la coque), mais qu'on est quand même dans la merde et qu'on apprécierait énormément un peu d'aide...bah ça n'a pas l'air de beaucoup les agiter.
Changement de stratégie, on lance quelques appels radio aux 2-3 gros bateaux à moteurs qui croisent dans la zone (merci l'AIS). Ainsi que quelques coups de fil (merci Vodafone Fiji) à port Danarau (à peine quelques miles à l'Est), ainsi qu'à quelques boîtes privées de pompes (à eau), pilote...
Pendant ce temps, ça racle, ça penche et surtout ça se remplit !!
Vite, les matelas dans le carré central, en hauteur. Ainsi que toutes mes affaires (putain j'en ai de partout), ou presque. Suivent tout l'électroménager que je trouverai, quelques trucs sensibles...ce qui formera rapidement une sorte de montage de bordel divers dans le carré.
Et puis...aux alentours de minuit et demi - 1h, l'eau est environ au niveau du pont tribord extérieur, voir sur le coin arrière droit. Ça penche sérieusement, le sol est trempé, ça glisse, ça se casse la gueule, on est toujours accroché au récif, malgré tout un système de bouts et de winchs, pas moyen de se tirer vers l'ancre, le génois est installé mais n'aide pas des masse...paf, un des tableaux électriques tribord (deux de chaque coté) saute, ha bah on a plus de contrôles des moteurs. Ni tribord (normal, il est complètement décalé, tourné, soulevé, noyé), ni babord. Pas de bol, les contrôles primaires sont du coté humide et esclave coté sec.
Accessoirement, on se relaie avec l'autre crew depuis un sacré moment à pomper tout ce qu'on peut...1L par seconde quasiement non-stop pendant 2h30, ça fait combien de litres ?

Bref, c'est la merde.

Je ne sais pas à quoi j'étais occupé, mais d'un coup j'entend une nouvelle voix au dehors.
Le temps de sortir, HO YEAH !!!
Mike, notre sauveur !!
Intéressé certes, mais quand même, THANKS MATE !!

Proprio d'une boîte de location de pompes à eau (entre autres restaurants, hôtels...), il a prit la peine d'écouter son répondeur.
Et de venir à notre rescousse à bord de sa petite vedette, 300hp derrière. Avec, surtout, deux générateurs couplés chacun à une pompe, chacune un tuyau d'évacuation d'1m d'un coté, de l'autre un long tuyau de 15cm de diamètres avec au bout un filtre...chacune sortant 1 tonne d'eau par minute, puissant!
Bon, un peu galère à installer sur le pont penché, trempé et le bateau bougeant, mais avec un peu...beaucoup de motivation on les met rapidement en service
Hélas, rapidement, chacune à leur tour, elles s'arrêtent. Il faut dire qu'en bas, c'est un sacré bouillon qui se fait aspirer, les sacs en plastiques et les morceaux de carton, canettes et autres bloquent souvent les filtres.
Mais bon, en à peine...disons ¾ d'heure – 1h, on voit le sol !!
Ainsi qu'un sacré jeyser qui sort du puit du propulseur...forcément ça en fait des litres à la seconde!
Suite à ça, plus la marée montante, on sent qu'on se décroche « doucement »...

Ensuite je n'ai pas vu, suis resté au dessus du moteur à tenir le tuyau d'évacuation au point le plus bas du moteur, histoire d'aspirer le plus d'eau possible jusqu'à ce que la pompe se remplisse d'air, s'arrête, le compartiment moteur se remplisse d'environ 60cm, puis la pompe repars...
Ce qui comporte quelques mouvements brutaux du tuyau..

Aux alentours de 4h du mat, on m'extirpe vers l'extérieur...surprise, on est de retour à port Denarau.
Manoeuvre sans moteur en longeant un ponton en dur, éviter des poteaux en béton...ok, on est bons !!
1h de plus à vider le maximum d'eau, recharger la pompe de temps en temps en essence (coup de bol on avait fait le plein récemment), pour ne finalement n'en utiliser plus qu'une, au bon régime afin qu'elle tourne continuellement.
Un sacré boucant, les voisins apprécieront surement.

A 5h, Capitaine va pioncer quelques heures, moi environ 1h30 pendant que l'autre veille, je le relayerait à 7h...


La suite prochainement, samedi « soir », à peine 21h je vais pas tarder à aller pioncer. Réveil à 4h pour vérifier une (petite) fuite récalcitrante.

lundi 7 octobre 2013

Marché, Lovo et autres en images

Suva

 A l'étage, les épices et le Kava
 Préparation du Kava à bord, à Dravuni
 Poudre de Kava dans une sorte de chaussette, le tout dans de l'eau fraîche
 On touille





 Pause déjeuner

 Nadi


 Fiberglass classique

 Lovo

Des resort, mais pas que

Oarsman's Bay Lodge
Pension/village de vacances rudimentaire, dirigé directement par le chef du village voisin et sa famille. Uniquement des locaux donc. Ce qui est relativement rare, généralement ici celui qui fait de l'argent est un occidental.
Et vu le tour de taille moyen du staf, ça a l'air de bien fonctionner.
Pas vraiment d'activités proposées, ce qui n'est pas un problème puisque les clients peuvent profiter de celles du resort voisin (ils partagent la même plage).
Y compris du club de plongée. Sauf le shark feeding. Il y a peu, un requin a prit du rab humain.
Activité a donc été arrêtée. Quel dommage.
Pour nous aussi, c'est entre le village et le resort.
Sevusevu plus qu'apprécié, mais pas de partage traditionnel du Kava.
Par contre, bières à prix honnête, Lovo, danses et chants.

Quelques heures à discuter avec le staf, tranquille, jouer avec les gamins...

dimanche 6 octobre 2013

Petits bouts de vie - Sami

Sami, le pêcheur officiel de Nanuya.

Une petite île de style paradisiaque.
Un petit hôtel.
Un grand bout de plage totalement privatisé par une compagnie de bateaux de croisière, culés.
    Pardon, ça c'est hors-sujet.
En face de tout ça, un endroit classique d'ancrage des voiliers de passage.
Ceux-ci sont nombreux, on se trouve dans un endroit dont le Lonely Planet décrit comme : « This is it folks – home to that celebrity of all Yasawa's beaches, the Blue Lagoon. Crystalline and glossy, it doesn't disappoint the bevy of swimmers, snorkellers, divers, and people on cruise boats or yachts who dabble in its gorgeous, lucent dephts...tout ça, tout ça.
    De bonne tenue en plus.
        Le fond, pas les gens.
            Quoique si, aussi, mais ça c'est pas le sujet.
                Un peu trop d'ailleurs des fois.
                    Les gens, pas les fonds
Bref !
Sami vit ici avec sa famille depuis plusieurs générations.
(sa femme, 1 petite fille, 3 garçons, sa sœur, sa mère, quelques chiens, des poules, un ragondin…) 
Mais surtout, Sami est le pêcheur officiel du resort.
    Hôtel, pardon.
Enfin quand je dis pêcheur officiel, je parle des expéditions de pêche pour touristes. Pour ce qui est de la poiscaille servie aux clients, heureusement ce n'est pas lui qui s'en charge. On en sait quelque chose.
Mercedes, en bonne touriste (trop des fois, mais c'est pas non plus le sujet) est partie avec lui plus un jeune couple d'Australiens sur son petit bateau.
    Fiberglass boat. Tout le monde a un peu près les mêmes. Coques ouvertes, longues avec un moteur hors-bord Yamaha Enduro 40 hp.
Moyennant 35$ (2,4$ = 1€).
    $$$ Fijien hein ! Crashdown ou pas celui US n'est pas si bas je pense, allez pas convertir vos zeuros en dollars US à cause de moi !
Pas d'obligations de résultat, ni de taille minimum de prise annonçé.
Heureusement, car notre pêcheur pro n'a ni hameçons, ni plombs pour les autres, juste un de chaque pour lui. Finalement, on leurs filera de quoi se faire une ligne (à la main), Mercedes prendra sa canne. 2H plus tard de pêche active à environ...200m en face de l'hôtel (oui, pas de sauce non plus pour le moteur hors-bord)...nos pêcheurs du jour rentreront brocouilles.
Sami touchera la modique somme de 10$ pour la journée, ça fait pas des masses.

Heureusement il se démerde, lui et sa petite famille, pour vivre grâce aux yachts de passage.
Il propose régulièrement (environ une fois par semaine) aux yachtmen (and woman) un repas Fijien typique, le Lovo.
Plats de poulet, poissons (dans les paquets différents) mais aussi parfois d'agneaux ou de porc.
Plusieurs manières de le préparer, Lovo signifiant généralement le fait de cuire sous terre.
Ce a quoi j'ai assisté plusieurs fois : un grand feu sur plusieurs grosses pierres, au fond d'un trou d'un grand bac à sable. Une fois bien chaudes (après quelques heures), on enlève ce qui brûle encore pour mettre la nourriture, empaquetés dans plusieurs couches de feuilles de palmiers/bananier. Le tout sous une grande bâche, elle-même recouverte de sable. Beaucoup de sable.
Avant d'ouvrir, un feu est allumé à coté pour brûler les couches de feuilles.
Tout cela sera servit avec des patates (enroulées dans de l'alu, avec le reste) ; du Kassava (racines de Tapioca) ; salade verte ; noix de coco et papaye. Tout cela vient soit de leur jardin, soit du village d'en face (pour le poisson, par exemple).


Le reste du temps, c'est Kava et bières. Un jour l'un, l'autre les autres.

jeudi 3 octobre 2013

Blue Lagoon, sur et sous la mer

Lente progression à travers le groupement d'îles de Yasawa.
Plus de 5 îles, toutes habitées.
Certaines juste par un ou plusieurs villages.
Idem pour les hôtels.
Mais qu'est ce que c'est?
 Lobster !!
 Avant
 Après...quelques minutes
 Atterrissage entre nous et d'autres bateaux
















 Un gros poisson
 poisson content



 Poisson qui pique