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mercredi 26 juin 2013

Segue

Bienvenu(e) à elle ou lui !
Ou plutôt bienvenu à moi à son bord.
C'est confirmé, j'ai trouvé une deuxième embarcation pour continuer mon tour...on sait pas trop autour de quoi je tourne, mais pour l'instant j'y vais !
Bon, ce n'est pas vraiment la 2ème possibilité, d'autres sont apparues. Soit trop loin, je ne vais pas faire 6.000 bornes en sens inverse pour embarquer de Tahiti. Soit pour bosser or ce n'est pas le but, du moins pour l'instant. D'autant que rarement, ils prennent des clients, ça permettra d'avoir un aperçu de ce que c'est, que faire du charter. Payé à priori, en plus.
Il y a Knox aussi, qui m'a proposé de bosser pour lui sur son bateau. Ou bien d'en acheter un et de le faire bosser dessus.
On en rigole, mais il y a pas mal d'étrangers (et pour le coup pas mal de français) qui possèdent quelques bizness ici et pour qui ça doit plutôt bien tourner. Prenons par exemple Eric (je ne le connais pas personnellement), le proprio du bateau de Knox. Il possède donc un bateau frigo de 12m (achat de poissons corail dans les îles alentours et revente à Suva). Un bateau de pêche de taille moyenne, équipage de 6 personnes dessus apparemment. Et une grande ferme à cochons.
Il n'y a plus qu'à revenir en France pour bosser, bien mettre de coté et « hop ». Je met le « hop » entre-parenthèses, pour en avoir discuté avec Voytek, monter une boîte illégalement dans le coin c'est facile, mais pour la faire légale c'est un vrai bordel.

Au programme : Fidji (je vais pouvoir faire le mec qui connaît tout ;) ). Et ça m'arrangerait de repasser un peu par Suva pour revoir quelques personnes.
Vanuatu
Papouasie Nouvelle-Guinée
Indonésie.

Vous aller me dire, c'est grand l'Indonésie. C'est sûr que c'est un énorme pays étalé sur des centaines d'îles sur des milliers de km.
Pour l'instant, je n'en sais rien !
Et je ne m'en inquiète pas. On verra, déjà quand je serais en présence de Colin & Mercedes, on aura bien le temps d'en parler.
Quelques photos pour me/vous mettre l'eau à la bouche. On change clairement de catégorie de navire avec un bateau énorme, à la fois grand confort et avançant bien.

Tadaaaamm









mardi 25 juin 2013

L'heure des premiers bilans

Certes, en bateau on se sait jamais.
Une grosse panne.
Pas de vent.
Une attaque de baleines.
Une vague traître.
...
Mais bon, on peut dire que ce premier morceau de voyage est en train de s'achever.
Vu que les trois prochaines semaines risquent d'être en mode course, je profite de ces moments tranquilles pour dresser un premier bilan.

Pourquoi en mode course ?
Bah parce que les deux autres commencent à être pressés...et pas de bol, mais moi aussi. Pour une (très) bonne cause heureusement.
Et oui, les Fijis, c'est fini !
Le temps d'attendre le colis contenant la partie afficheur électronique du deepmeter (profondimètre en français ? Non ? Hmmm...merde, j'en perd mes mots!). Et de la girouette.
Courses de produits frais.
Le plein d'eau douce.
Et go pour 7 jours (si on a du vent mais pas trop. Pas chiants les mecs) de mer afin d'atteindre Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie !
Là bas, quelque chose comme 3 jours de pause pour faire les papiers, le plein d'eau potable, de produits frais (et pour moi de picon-bière/ricard/fromage/pain/charcut/tu crois qu'ils auront des fraises?). Ça va faire bizarre de boire de l'eau chlorée aussi. Depuis un moment c'était juste de l'eau de pluie en général, qu'on mettait dans nos réservoirs.
Et repartir pour un peu près la même distance, direction Brisbane, Australie.
Un gros rangement, nettoyage plus tard.

Et fini Hooyu Mooyu !!

Ça fait bizarre de le dire.
Car même si parfois ça a été franchement difficile par rapport au skipper.
Par rapport aux conditions météos, à la (petite) taille du bateau...
Quand même, ça aura été un sacré morceau que je me serais tapé avec ce bateau et cet équipage.
Déjà 5000 miles nautiques de parcourus (utiles, si on compte les zigzag on doit taper pas loin de 6000). Ce qui fait la bagatelle de...9.200 km. Ha ouais quand même ! Soit déjà ¼ de la circonférence de la planète. A une vitesse d'à peine plus de 10km/h...
Un beau morceau donc.
Une belle expérience aussi.
Pas tant d'apprentissage que ça, concernant la voile. Juste avoir les bons réflexes au bon moment.
C'est à dire en avance, avant la nuit, avant le mauvais temps, avant les grains.
Autant en côtier on peut faire un peu plus les cons, quand le premier abris est à plus de 15j de navigation (en avançant bien), mieux vaut éviter.
Du coup là je me sentirais carrément près pour partir comme skipper en traversée océanique. Alors que ce n'était pas le cas en début d'année. Un bon point !
Et puis j'ai beau avoir râlé tout le long, soit avec vous, soit avec Voytek qu'à chaque étapes on ne restait pas assez longtemps, qu'on ne profitait pas du bateau pour aller voir les autres îles, d'autres mouillages...ça a quand même été bien sympathique tout ça. Quelques bonnes rencontres, beaucoup de beaux endroits. Une belle introduction au Pacifique !
Et puis quels moments de plaisir pendant ces traversées !!
Parfois c'est dur, voir très dur.
Mais parfois c'est bon, voir très bon.
Et la balance penche du bon coté.
Enfin quand on y est hein !!! Parce quand t'es gelé, malade, humide depuis des jours, sale, collant, que t'as des bleus partout et que tu viens de te prendre le chou avec l'autre connard ; et bah le coté merveilleux de l'aventure tu l'oublie un peu, parfois, pour penser à ton pieux, à ta couette...et à tes potes.

Donc bientôt fini.

Avec au but, la sœur de Voytek qui nous invites chaleureusement chez elle pour une durée indéterminé (qui risque d'être courte).
Avec lit confortable.
Clim'.
Douche....ptêtre même un bain ? Wahou !!
Machine à laver...
Bref, elle nous invite pas dans sa caravane, mais dans sa maxi maison Australienne de banlieue de Brisbane. Le conjoint est chirurgien apparemment. Très bien, j'ai hâte de tâter d'un vrai matelas.
Tout ça aurait pu durer une semaine ou deux.

Seulement, mes plans, tels qu'ils m'apparaissent maintenant, sont :

En fonction de l'arrivée (vers le 15 juillet), à peine quelques jours. 2, 3 ?
Seulement, car après il faut absolument que je capte Paul, le cousin qui habite à Melbourne depuis quelques mois.
Soit je le croise pendant ses vacances sur Brisbane ou à coté.
Soit il est redescendu, et je prend l'avion pour Melbourne.
2-3 jours en bas, et je prend un autre avion pour Auckland, Nouvelle-Zélande.
Pas très roots tout ça me direz vous.
C'est pas moi qui parlait de camping sauvage, de stop...
De dormir en tente ou en hamac (qui ont fait le trajet, l'une par le poste, l'autre par bateau) ?
Si ! Hélas, ou pas, j'ai trouvé un autre plan bateau (qui tient la route, j'espère).
Hélas donc, les proprio que je dois rejoindre au-dessus d'Auckland voient leur visa kiwi se finir au 1er août.
Donc pas question de traîner.

Un nouveau plan donc ?


Oui, mais dans un nouveau post, celui-ci doit déjà commencer à être un peu lourd à digérer.

lundi 24 juin 2013

Observations – sociologie

La semaine dernière, j'ai passé une journée entière à me ballader en ville, pour me poser dans trois lieux différents (en bord de mer en face du palais présidentiel – en terrasse en béton devant un bouiboui chinois local au port – attablé à un café dans un centre commercial tout beau tout neuf du centre ville). Pour y observer les gens, sentir un peu le pays et prendre des notes. Beaucoup de notes.
Mais pas sur le pc, non, des notes perso sur mon livre de bord.
Si ça intéresse, je peux passer un peu de temps à transcrire ça.

Sinon tant pis.

Dilemne alimentaire

Tant qu'à être dans le domaine de la bouffe, autant y rester un tout petit peu.

L'autre jour, je me demandais ce qui était le plus sain, globalement.

Situation A :
Manger plutôt sainement (biolocal, sponsorisé par l'AMAP).
Picoler pas mal. Bio/pas bio ? Généralement pas, c'est bien beau de faire beaucoup d'efforts sur la bouffe mais si on ne peut pas faire de même sur le liquide c'est un peu dommage. Et surtout, vivre dans un environnement pollué. Particulièrement ces 4 dernières années, en plein centre-ville de Lyon. Le pire étant je pense le boulot, implanté le long de la rocade est. En terme de merde filtrées par les poumons je pense que ça devait voler assez haut. En plus je ne me suis fait cette reflexion qu'après des mois et des mois de présence à Chassieu.
Bref, plutôt bonne alimentation, mais environnement pollué.

Situation B :
Manger de la merde en boîte. Jamais de bio. Parfois aucun produits frais pendant plusieurs jours, 1 semaine, voir plus. Toujours les mêmes choses (patates/oignons/choux). Exception pendant les étapes, alimentation diversifiée et fraîche. Mais non bio. Sauf les quelques poissons pêché, hélas pas très souvent. Quelques gélules de vitamines et autres minéraux de temps en temps mais bon, pas trop convaincu par ces trucs.
Par contre, environnement très sain. Même pendant les étapes, le fait d'être sur l'eau, exposé au vent permet de respirer un air particulierement sain.
Picole beaucoup moins.


C'est quoi le moins pire / mieux ? Difficile à dire, l'environnement extérieur et l'alimentation étant, je pense, les plus à même de contribuer à une vie saine.

Habitudes alimentaires

Elles évoluent, forcément.
Parfois au fil du temps, des années (McDo et ses HappyMeal, heureusement ça ne dure qu'un temps ! Quoique pour certains...)
Parfois au vu des circonstances économiques (plus d'sous...aller noodles ce soir!).
Parfois au fil des découvertes (ouah, une brochette de cafards, trop cool!)
Parfois on aimerait mais on peut juste pas. Ou plus (et merde, le pack entier de poulet sous vide est troué...et d'une belle couleur bleu/vert. Désolé pour la conscience écolo mais là j'ai jeté le plastique avec à la baille). Ca a du plaire à Poséidon, à peine une heure après on a pêché (et remonté, fait assez rare) un beau spanish macquerel.
Parce que ça bouge ! (plaf tout part terre, tout ça. Aller, une barre de céréales c'est pas si mal..)
Parce que ça brûle !
Parce que ça gîte !
Parce que y'a plus de gaz !
Ou bien car le plein a été fait par une équipe d'américains moyen, en tenant en plus compte de soucis de place, de solidité, de conservation et de prix.
Du coup, c'est pas facile !
Heureusement, il y a les étapes !
Enfin, faut voir hein.
« Ho cool pour toi, les Tropiques, tu vas te gaver de fruits exceptionnellement frais, juteux, goûteux... »
Oui enfin moi je dis, faut voir !
Par ce que c'est pas toujours aussi facile.
A Kiribas par exemple, à par des noix de coco et quelques papayes, rien ! Absolument rien. Juste quelques denrées d'export (la boîte de conserve à 5$, on a les mêmes à moins d'un $) ; idem pour fruits et légumes qui arrivent pas avion. Choux et oignons à prix honnêtes. Par contre, vu un ananas à 14$ s'il vous plaît.

Fidjis par contre, enfin, ça change. Le pays a une agriculture locale, toute sortes de fruits et légumes frais en abondance au marché de Suva, il y en a pour tous les goûts et les couleurs ! Avec pas mal de bouffe Indienne disponible aussi.

vendredi 21 juin 2013

Devinette

Deux journées possibles, que choisir ?

Choix 1, initialement prévu.
Après ½ de discussion avec une jeune demoiselle, très jolie, d'origine Indienne, rdv prit pour une après-midi ensemble, repas du soir prévu,...avec quelques discussions sur fb augurant une (très) agréable soirée.
Choix 2, tout neuf.
La veille, arrivée d'un magnifique bateau type Vendée-Globe ou Volvo Océan Race. Rencontre, discussion et même visite nocturne dans la foulée de la bête. Rdv (peut-être) prit pour le lendemain matin pour une journée de navigation.

J'ai donc le choix entre un très bon moment avec une jeune demoiselle ma foi fort agréable à converser et regarder ; et plus si affinités.
Ou bien naviguer dans une bête de course de 70 pieds tout carbone autour des îles Fidjis avec une équipe de jeunes Irlandais, Kiwis et même 1 Français(e).

Mon cœur n'a fait évidemment qu'un tour, je n'hésiterai pas une seconde. C'est l'expliquer et surtout le faire comprendre qui est plus dur, des fois ;)


Maneesha, pardon.

lundi 17 juin 2013

Antimoustique

Ou la désagréable sensation de passer pour un morceau de viande 1er choix attaché à une cordelette vacillante, une meute de chiens attendant juste en dessous que celle-ci lâche, ce qui ne saurait tarder.
Certes, s'ils mourraient à mon contact je pourrais me poser quelques questions quand à l'innocuité de mon pschiit.
Mais là, ça donne vraiment ce genre de sensation. Ils volettent, à peine à quelques centimètres de ma peau, enchaînant rondes et boucles et autres figures, zigzaguant férocement à la recherche d'un volume d'air non vicié pour pouvoir s'abreuver à la source du nectar tant convoité.


Putain de moustiques de merde !!